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Florence : de l'austérité à l'âge d'or du portrait

par Marie de la Fresnaye 13 Septembre 2015, 18:47 Histoire de l'art : Italie

Jacopo Pontormo,Double portrait/Agnolo Bronzino, Portrait de dame en rouge/Ridolfo del Ghirlandaio, Dame au voile/Agnolo Bronzino, Portrait d'Eléonore de Tolède/Francesco Salviati, Portrait d'un jeune homme avec une biche
Jacopo Pontormo,Double portrait/Agnolo Bronzino, Portrait de dame en rouge/Ridolfo del Ghirlandaio, Dame au voile/Agnolo Bronzino, Portrait d'Eléonore de Tolède/Francesco Salviati, Portrait d'un jeune homme avec une biche
Jacopo Pontormo,Double portrait/Agnolo Bronzino, Portrait de dame en rouge/Ridolfo del Ghirlandaio, Dame au voile/Agnolo Bronzino, Portrait d'Eléonore de Tolède/Francesco Salviati, Portrait d'un jeune homme avec une biche
Jacopo Pontormo,Double portrait/Agnolo Bronzino, Portrait de dame en rouge/Ridolfo del Ghirlandaio, Dame au voile/Agnolo Bronzino, Portrait d'Eléonore de Tolède/Francesco Salviati, Portrait d'un jeune homme avec une biche
Jacopo Pontormo,Double portrait/Agnolo Bronzino, Portrait de dame en rouge/Ridolfo del Ghirlandaio, Dame au voile/Agnolo Bronzino, Portrait d'Eléonore de Tolède/Francesco Salviati, Portrait d'un jeune homme avec une biche

Jacopo Pontormo,Double portrait/Agnolo Bronzino, Portrait de dame en rouge/Ridolfo del Ghirlandaio, Dame au voile/Agnolo Bronzino, Portrait d'Eléonore de Tolède/Francesco Salviati, Portrait d'un jeune homme avec une biche

Le Musée Jacquemart André avec "Florence Portraits à la cour des Médicis" se concentre sur une quarantaine de peintures, la plupart peu montrées autour de ce XVIè siècle florentin qui voit la reconquête et l'avènement des Médicis. Un Cinquecento mouvementé où le faste des portraits accompagne l'évolution d'une société de cour hiérarchisée et l'affirmation de la noblesse. A la rigueur et sévérité d'un Savonarole succède des images de propagande héroïques (Alexandre de Médicis), le monumental avec Cosme Ier collectionneur averti et le raffinement des arts décoratifs avec son fils François Ier. Florence devient un véritable théâtre du pouvoir et afficher son rang est indispensable dans cette cour érudite. Rien n'est laissé au hasard et la facture naturaliste est poussée à l'extrême par les maîtres que sont Bronzino, Andrea del Sarto ou Francesco Salviati. Un dialogue s'instaure entre peinture, musique et poésie.L'Académie des arts de dessin est fondée par Vasari.Si les portraits de courtisans sont moins figés que ceux de leurs seigneurs, l'art du portrait à Florence en particulier avec l'arrivée d'Eléonore de Tolède (sublime portrait de Bronzino du musée de Prague) en 1539 suit les exigences de faste et de luxe croissants à la Cour dans des rituels toujours plus codifiés. D'autre part, Florence est le creuset d'un mouvement extrêmement novateur, le maniérisme avec comme dignes représentants Pontormo ou Rosso Fiorentino poussant une virtuosité inégalée de la ligne et de la forme. Un idéal de beauté qui rejoint le perfectionnement des maîtres de la Renaissance jusqu'à la bizarrerie, le fantastique et l'étrangeté. Une "Manière Moderne" décrite Vasari dans ses Vies et reprise dans les approches d'artistes contemporains Pasolini, Cindy Sherman ou Matthew Barney comme le souligne Carlo Falciani, commissaire de l'exposition et professeur à l'Académie des Beaux Arts de Florence. Une postérité exceptionnelle et magnifique retracée par cette exposition qui a bénéficié d'un partenariat inédit avec les Musées de Florence et de prêts d'institutions internationales prestigieuses.

La scénographie d'Hubert le Gall magnifie l'ensemble.

Ne manquez pas en sortant l'extrait du film "les mains maniéristes" du magicien de l'histoire de l'art Hector Obalk !

Infos pratiques :

Florence, Portraits à la cour des Médicis

jusqu'au 25 janvier 2015

Musée Jacquemart-André

http://www.musee-jacquemart-andre.com/

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