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Biennale de Venise, que sont les pavillons devenus ?

par Marie de la Fresnaye 30 Octobre 2015, 11:26 International

@Tuvalu,Norvège, Japon, France, Indonésie, Canada, Luxembourg participation@ 56è Biennale de Venise.
@Tuvalu,Norvège, Japon, France, Indonésie, Canada, Luxembourg participation@ 56è Biennale de Venise.
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@Tuvalu,Norvège, Japon, France, Indonésie, Canada, Luxembourg participation@ 56è Biennale de Venise.
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@Tuvalu,Norvège, Japon, France, Indonésie, Canada, Luxembourg participation@ 56è Biennale de Venise.
@Tuvalu,Norvège, Japon, France, Indonésie, Canada, Luxembourg participation@ 56è Biennale de Venise.

@Tuvalu,Norvège, Japon, France, Indonésie, Canada, Luxembourg participation@ 56è Biennale de Venise.

Un peu comme l'eau de l'archipel de Tuvalu du taïwanais Vincent J.F. Huang menacé de disparition, découvrir la Biennale de Venise fin octobre c'est risquer de se trouver devant des propositions déjà rayées de la carte de l'art mais le faire avec ses enfants pendant les vacances c'est aussi adopter un autre regard et une autre temporalité. On se s'attardera donc pas sur le pavillon Islandais fermé par la police vénitienne après des débats houleux et révélateurs sur la place de l'islam en Europe ou autres pavillons éphémères ("Inbox" d'Enki Billal,pavillon de l'Ukraine "Hope",chambres de verre de la collection Bischofberger) que par définition nous n'avons pas vu ! Bien évidement pour des petits français le pavillon national est attendu, hélas déception pour mes pré-ados devant les arbres qui marchent de Céleste Bourcier-Mougenot. J'ai beau expliquer la dimensions onirique de cette chorégraphie de géants verts, la Rêvolution ne prend pas ! Heureusement que François Pinault pourra leur redonner le rose aux joues plus tard. On file alors au Japon où les fils rouges de Chiaru Shiota et les milliers de clés leur parlent instantanément. Je vais seule voir la Grande Bretagne et les outrances de Sarah Lucas, very, very bad girl, even naughty... il est question d'"ass" et de pénis sur des appareils électroménagers, symboles de l'aliénation féminine, tout comme le sexe ? Je retrouve sérénité devant l'harmonica de verre de Camille Norment au pavillon nordique et nous arpentons les vitres brisées au son d'un choeur en résonance avant de découvrir la Russie qui les fascine un moment. Déserté par les activistes ukrainiens lors du vernissage, "Devastatingly direct" par Irina Nakhova fait encore son effet avec cette chambre noire centrale. Le Canada par le collectif BGL totalement camouflé dès l'extérieur, réplique de dépanneur de quartier est savoureux. Les produits typiques canadiens ou québécois voisinent dans une accumulation anarchique quand tout à coup on s'aperçoit que notre vision se brouille. Le Brésil avec ses murs percés comme métaphore de la liberté des artistes à conquérir contre l'oppression leur échappe mais permet de jouer les passe-murailles tandis que la rigueur minimale de l'Autriche reste indéchiffrable. Retour à la poésie de la nature avec les Etats-Unis (apiculture et pêche : le manifeste des ressources écologiques par Joan Jonas) et les Pays Bas (herbiers et collecte d'Herman de Vries) et surprise sensorielle garantie avec la Suisse : Pamela Rozenkrank qui reconstitue des odeurs et la consistance laiteuse de la peau. Pour ma part ma préférence va à l'Australie avec le cabinet de curiosité de Fiona Hall qui décline comme une ethnologue nos traces d'un avenir proche. A l'Arsenal le pavillon de l'Indonésie avec le cheval de Troie de Heri Dono les fascine, ainsi que la Lettonie qu'ils ont du mal à placer sur le globe, sorte de cabane d'une technologie de résistance par le duo Katrina Neiburga et Andris Eglitis en réaction à la situation de crise du pays. En ville, les pavillons de Taïwan (Wu Tien-chang et ses identités multiples) et du Luxembourg (le paradis de Dante revu et corrigé par Filip Markiewicz) remportent la palme avec les russes The Recycle Group dans la ravissante église Saint Antoine en évènements collatéraux.

Pour l'exposition centrale déclinée dans les deux sites "All the World's Futures" extrêmement politique et engagée par le commissaire américano-nigérian Okwui Enwezor nous naviguons entre les couteaux d'Adel Abdessemed, les armes de la guerre en Mozambique (Gonzalo Mabunda), les images somptueuses de la planète qui cachent des catastrophes de John Akomfrah, les toiles de jute façon guerre de tranchées d'Ibrahim Mahama, les objets pris dans la marée noire ...bref, tout sauf un avenir radieux ou optimiste !

Infos pratiques :

56è Biennale de Venise

jusqu'au 22 novembre 2015

http://www.labiennale.org/

Organiser votre séjour : www.e-venise.com

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