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"Je suis les autres"@Co-Workers@MAM

par Marie de la Fresnaye 10 Octobre 2015, 22:18 Expositions Paris

@DIS@Nøne Futbol Club@Ed Atkins@Hilto Steyerl, Co-workers MAM 2015.
@DIS@Nøne Futbol Club@Ed Atkins@Hilto Steyerl, Co-workers MAM 2015.
@DIS@Nøne Futbol Club@Ed Atkins@Hilto Steyerl, Co-workers MAM 2015.
@DIS@Nøne Futbol Club@Ed Atkins@Hilto Steyerl, Co-workers MAM 2015.
@DIS@Nøne Futbol Club@Ed Atkins@Hilto Steyerl, Co-workers MAM 2015.

@DIS@Nøne Futbol Club@Ed Atkins@Hilto Steyerl, Co-workers MAM 2015.

Angeline Scherf quitte le Musée d'art moderne de la Ville de Paris pour la Fondation Louis Vuitton sur un coup d'éclat avec l'exposition "Co-Workers, le Réseau comme artiste"organisée sur 2 sites laboratoires de la création contemporaine : L'ARC (Animation, Recherche, Confrontation) qu'elle dirigeait depuis 2006 dans le sillage de Suzanne Pagé et Bétonsalon, centre d'art et de recherche, selon une logique inédite de co-working. Elle y avait notamment invité Ryan Trecartin et Lizzie Fitch fers de lance de la génération post internet, un pari risqué à l'époque pour ce duo célébré par le Guggenheim mais peu connu en France. On les retrouve dans ce panorama en flux constant, selon la mise en scène de DISMagazine (collectif new-yorkais) qui vise à recréer l'univers mutant et hybride de la Toile. Le résultat est saisissant entre transparence et opacité (aquarium de 89plus), matériel et immatériel, numérique non numérique. Des "open spaces" à l'instar de nos aéroports, zones de transit,boutique hôtels, pop ups éphémères devenus les derniers "hubs" des digital nomad. Quand l'intelligence ambiante irrigue le moindre de nos échanges ça donne des possibilités infinies et sous couvert d'anonymat, une sociabilité accrue et dévorante fondée sur la mise en scène de soi et l'artifice. "To be or not to be : telle n'est plus la question !"

Les artistes s'en saisissent dans une contamination des pratiques et mediums d'où émerge la notion de "non-auteur" comme le souligne David Douard l'un des français présents dans ce dédale très anglo-saxon. Culture de la seconde main, du "re" repost, retweet selon Aude Pariset, Internet des objets à valeur post duchampienne (la tonsure de Cisse par les Nøne Futbol Club) ou techno-animiste par Mark Leckey, fusion sphère domestique et professionnelle (îlot ultra connecté The Island de DIS d'une douche et d'une cuisine), fascination pour les célébrités et star system par Trisha Baga "Madonna El nino", flux et catastrophes naturelles à venir (Hito Steyerl "Liquidity Inc", Ian Cheng), permutations technologiques et animales (Rachel Rose)... soudain tout bascule, séduits, dépassés, happés ! On se croirait presque au Palais de Tokyo (Ed Atkins de retour) mais chut ! il ne faut surtout pas prononcer ce mot, tant les deux institutions jouent d'un "individualisme connecté". Une chose est sûre avec "Warhol Unlimited " et le "réseau comme artiste"le musée d'art moderne reste plus que jamais dans la course, prenant les habits d'un think tank dissident et bouillonnant à consommer sans plus attendre !

Infos pratiques :

Co-Workers

Le réseau comme artiste

jusqu'au 31 janvier 2016

Nombreux événements : talks, performances...

Musée d'Art Moderne

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