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Les feuilles d'automne de Martin Boyce à la Fondation Hippocrène

par Marie de la Fresnaye 10 Octobre 2015, 05:53

@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.
@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.
@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.
@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.
@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.
@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.
@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.
@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.

@Martin Boyce Satellite, A Partial Eclipse. Haubrok Collection at Fondation Hippocrène, Paris 2015.

La Fondation Hippocrène pour la 14è édition de "Propos d'Europe", invite cette année la Fondation Haubrok de Berlin. Nichée dans l'ancienne maison-atelier de Mallet-Stevens dans la même ruelle que la maison des sculpteurs Jan et Joël Martel, pionniers de l'architecture moderne française, cette perspective a séduit le couple berlinois dont de nombreux artistes tel Martin Boyce questionnent la pertinence et survivance aujourd'hui du concept d'art moderne. "Thoughts that Breathe" titre de l'une de ses oeuvres (et de l'exposition) donne une atmosphère sereine et presque mélancolique dans un jeu d'emprunts et d'échos avec l'architecture du lieu. Ainsi du tapis de feuilles au sol "Evaporated Pools" qui quand on les regarde de près reprennent les motifs d'arbres en béton des frères Martel, des tubes fluorescents suspendus accrochés par des chaines "after Rietveld"en hommage détourné au designer holandais, grilles d'aération aux allures cubistes ou répliques d'étagères modulaires de Charles et Ray Eames en version dégradée. Déplacements également dans la sublime série de photographies "A Partial Eclipse" crépusculaire et énigmatique, méditative où des parcelles d'objets se détachent comme happés dans le halo d'une disparition programmée. Aux cotés de cet artiste majeur qui a représenté son pays, l'Ecosse à la 53è Biennale de Venise, trois autres d'obédience également conceptuelle : Carol Bove (Suisse), Bojan Sarcevic (Serbie) et Markus Schinwald (Autriche) complètent ce dialogue entre architecture et art, lumière et obscurité, rationalité et baroque sur fond d'automne, saison de la mélancolie. Une approche pointue qui donne envie d'explorer davantage le fil rouge de la Collection Haubrok exposée d'abord dans l'appartement du couple à l'ouest de la ville, puis au 2è étage d'un immeuble des années 50 conçu par l'architecte de la RDA Herman Henselmann, avant d'être hébergée plus à l'Est de Berlin depuis 2013 dans la Fahrbereitschaft, ancien siège du ministère des transports sous la RDA, devenue friche de la création contemporaine. Autant de lieux marqués par leur histoire, prétextes à de nouvelles confrontations.

Infos pratiques :

Propos d'Europe 14

"Thoughts that Breathe"

Fondation Hippocrène

jusqu'au 18 décembre 2015

12 rue Mallet-Stevens 75016 Paris

Haubrok collection, Berlin.

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