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Helena Almeida et le printemps culturel portugais à Paris !

par Marie de la Fresnaye 10 Février 2016, 20:18 Expositions Paris Performance

©Helena Almeida, Pintura habitada [Peinture habitée], 1975 Sem título [Sans titre] 1968 Seduzir  [Séduire] 2002. Desenho habitado [Dessin habité] 1975.
©Helena Almeida, Pintura habitada [Peinture habitée], 1975 Sem título [Sans titre] 1968 Seduzir  [Séduire] 2002. Desenho habitado [Dessin habité] 1975.
©Helena Almeida, Pintura habitada [Peinture habitée], 1975 Sem título [Sans titre] 1968 Seduzir  [Séduire] 2002. Desenho habitado [Dessin habité] 1975.
©Helena Almeida, Pintura habitada [Peinture habitée], 1975 Sem título [Sans titre] 1968 Seduzir  [Séduire] 2002. Desenho habitado [Dessin habité] 1975.
©Helena Almeida, Pintura habitada [Peinture habitée], 1975 Sem título [Sans titre] 1968 Seduzir  [Séduire] 2002. Desenho habitado [Dessin habité] 1975.
©Helena Almeida, Pintura habitada [Peinture habitée], 1975 Sem título [Sans titre] 1968 Seduzir  [Séduire] 2002. Desenho habitado [Dessin habité] 1975.

©Helena Almeida, Pintura habitada [Peinture habitée], 1975 Sem título [Sans titre] 1968 Seduzir [Séduire] 2002. Desenho habitado [Dessin habité] 1975.

Organisé par la Fondation Calouste Gulbenkian, le Jeu de Paume, la Cité de l'architecture et du patrimoine, le Grand Palais et le Théâtre de la Ville, le Printemps culturel portugais à Paris met en avant cette scène à travers des événements pluriels. Les artistes Julião Sarmento et Helena Almeida internationalement exposés restent méconnus du public français. Le Jeu de Paume rend hommage à cette grande dame de l'art conceptuel pour qui le corps est le vecteur d'enjeux et d'interrogations d'une pratique décloisonnée où la photographie prend une place majeure. L'être et le faire, l'artiste et le modèle, le masculin, le féminin, Helena Alemeida endosse avec intransigeance ces points de friction pour, dans un premier lieu, dépasser les limites de la peinture et s'en affranchir, à la conquête d'un espace tridimensionnel. Vers le milieu des années 70, elle intègre dans ses compositions performatives photographiées des éléments de son atelier. Dans une posture féministe (même si elle s'en défend) son corps fragmenté, défiguré ou même bâillonné, incarne alors un état intérieur, une charge émotionnelle qui se voit renforcée à travers les séries "Ecoute-moi" "Sens-moi""Regarde moi". Métaphoriques et poétiques, ces actions performées, filmées et soigneusement scénographiées sont un condensé d'une grande profondeur et cohérence. Vêtue de noir comme c'est la tradition dans son pays, l'artiste poursuit son exploration du désir et de l'intériorité et c'est ce qui la distingue d'autres artistes femmes comme Cindy Sherman qui a recours à l'autoportrait dans des mises en scène sophistiquées. Avec Helena Almeida c'est toujours une vraie économie de moyens qui est recherchée au service de l'exploration de l'image. Entre l'instant fugace de la prise de vue et l'esquisse préparatoire précise, le registre de la présence est convoqué chez le spectateur. Sa série récente "Séduire" dans ses poses maladroites traduit la complexité du processus créatif mais aussi la mise en danger que représente ce sentiment. Subtile entremêlement, remarquablement servi par cette première rétrospective en France d'une artiste dont le "Corpus" fascine, intrigue et ne s'achève jamais.

Exposition co-produite par le Museu de Arte Contemporanea de Serralves à Porto, le Jeu de Paume Paris et le WIELS à Bruxelles.

Pour compléter : Julião Sarmento à la Fondation Gulbenkian (voir mon article dans Artaïssime)

Les Universalistes, 50 ans d'architecture portugaise à la Cité de l'architecture (prochaines chroniques !)

Infos pratiques :

Helena Almedia, Corpus

Jeu de Paume

jusqu'au 22 mai 2016

Catalogue publié à l'occasion.

http://www.jeudepaume.org​

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