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L'art à saute-mouton avec Jean-Hubert Martin au Grand Palais

par Marie de la Fresnaye 3 Mars 2016, 21:22 Expositions Paris Histoire de l'art Hors catégorie

©Nicola Van Houbraken, Autoportrait Florence, galerie des Offices ©Hyacinthe Rigaud, Etude de mains Montpellier, musée Fabre ©Alain Fleischer Plis et replis du rêve ©Diptyque satirique Université de Liège, collections artistiques ©Duc de Biron en paon, Versailles musée national des châteaux et de Trianon ©Crâne Asmat, Irian Jaya, Indonésie, XIXe-XXe siècle.
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Qui trop embrasse, mal étreint est -on tenté de dire à la sortie de ces "Carambolages"pensés par le commissaire et ancien conservateur Jean-Hubert Martin pour le public "le plus large" du Grand Palais. "Choc, rire et émotion" tel est son crédo pour justifier de tels rapprochements formels.

Le principe : revenir à la définition de la figure du billard où une boule vient en frapper deux autres et à partir de là procéder par ricochets autour de la pensée visuelle.

Dès la première salle ce sens est mis en avant avec notamment le néon de Maurizio Nanucci "Listen to your Eyes" la clé pour entrer dans ce jeu où une énigme par salle est proposée. Transposant le principe de l'exposition "Théâtre du monde"orchestrée à la Maison Rouge à partir de la collection de David Walsh, fondateur du MONA, museum of Old and New Art en Tasmanie, qui mélangeait des pièces d'horizon très divers : art premier, curiositas et des créations actuelles, il réitère le propos du décloisonnement cette fois à une plus grande échelle et dans une institution publique. "Imaginer une autre narration de l'art, réorganiser les collections, sortir de la chonologie et d'une approche occidentale auto-centrée". L'objectif est louable mais le public s'y retrouvera t-il dans ces quelques 180 oeuvres et artefacts accompagnés de musique et d'ambiance sonore (sur application téléchargeable) mais sortis de leur contexte ? Ainsi d'un Lucio Fontana rapproché d'un autoportrait du XVIè siècle hollandais qui fait mine de sortir de cette toile déchirée ou des peintures d'Hitler avec d'autres peintres du dimanche célèbres, Eisenhower et Churchill. Un Lavier d'une épée océanienne ou le postérieur d'un diptyque satirique flamand d'un Boucher polisson "la Jupe relevée", Giacometti d'une momie de chat égyptienne....Bref, un marabout-bout de ficelle détonnant et long travelling inspiré de l'Atlas d'Aby Warburg mais plutôt dans une version ludique que je testerai avec mes enfants.

Si l'on veut être un peu plus réceptif au principe une oeuvre semble résumer la dialectique de cette capacité à voir et à comprendre, la mystérieuse "Vision de la sainte famille" d'une école italienne du XVIè siècle dont le décollement dans la partie supérieure créé un phénomène instable, comme la conséquence d'une révélation. Alain Fleischer dans sa magnifique video récente "Plis et replis du rêve" reprend ce thème de l'apparition/disparition, visible/invisible, transparence/opacité.

Une invitation à se débarrasser de nos scories pour entreprendre cette traversée périlleuse de la connaissance qui se prolonge à la librairie à travers la bibliothèque idéale de celui qui reste célèbre pour avoir initié Africa Remix, premier panorama de l'art africain contemporain en 2004.

Infos pratiques :

Carambolages

jusqu'au 4 juillet 2016

Grand Palais

Médiation recommandée et

Programmation associée : rencontres, films, cycle Marabout, bout de ficelle, concert...

Catalogue/accordéon long de 19 mètres !

#ExpoCarambolages

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