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The unbearable lightness of the 80ies@Centre Pompidou

par Marie de la Fresnaye 2 Mars 2016, 14:54 Expositions Paris Photographie

© Martin Parr, "The Cost of Living - Punk with her Mother", 1986 © Centre Pompidou © Agnès Bonnot , Sans titre, 1982, Centre Pompidou © Ellen Carey, Self-Portrait, 1987, Courtesy of JHB Gallery, New York, and M+B, Los Angeles ©Elizabeth Lennard ©Florence Paradeis ©Jean-Paul Goude.
© Martin Parr, "The Cost of Living - Punk with her Mother", 1986 © Centre Pompidou © Agnès Bonnot , Sans titre, 1982, Centre Pompidou © Ellen Carey, Self-Portrait, 1987, Courtesy of JHB Gallery, New York, and M+B, Los Angeles ©Elizabeth Lennard ©Florence Paradeis ©Jean-Paul Goude.
© Martin Parr, "The Cost of Living - Punk with her Mother", 1986 © Centre Pompidou © Agnès Bonnot , Sans titre, 1982, Centre Pompidou © Ellen Carey, Self-Portrait, 1987, Courtesy of JHB Gallery, New York, and M+B, Los Angeles ©Elizabeth Lennard ©Florence Paradeis ©Jean-Paul Goude.
© Martin Parr, "The Cost of Living - Punk with her Mother", 1986 © Centre Pompidou © Agnès Bonnot , Sans titre, 1982, Centre Pompidou © Ellen Carey, Self-Portrait, 1987, Courtesy of JHB Gallery, New York, and M+B, Los Angeles ©Elizabeth Lennard ©Florence Paradeis ©Jean-Paul Goude.
© Martin Parr, "The Cost of Living - Punk with her Mother", 1986 © Centre Pompidou © Agnès Bonnot , Sans titre, 1982, Centre Pompidou © Ellen Carey, Self-Portrait, 1987, Courtesy of JHB Gallery, New York, and M+B, Los Angeles ©Elizabeth Lennard ©Florence Paradeis ©Jean-Paul Goude.
© Martin Parr, "The Cost of Living - Punk with her Mother", 1986 © Centre Pompidou © Agnès Bonnot , Sans titre, 1982, Centre Pompidou © Ellen Carey, Self-Portrait, 1987, Courtesy of JHB Gallery, New York, and M+B, Los Angeles ©Elizabeth Lennard ©Florence Paradeis ©Jean-Paul Goude.
© Martin Parr, "The Cost of Living - Punk with her Mother", 1986 © Centre Pompidou © Agnès Bonnot , Sans titre, 1982, Centre Pompidou © Ellen Carey, Self-Portrait, 1987, Courtesy of JHB Gallery, New York, and M+B, Los Angeles ©Elizabeth Lennard ©Florence Paradeis ©Jean-Paul Goude.

© Martin Parr, "The Cost of Living - Punk with her Mother", 1986 © Centre Pompidou © Agnès Bonnot , Sans titre, 1982, Centre Pompidou © Ellen Carey, Self-Portrait, 1987, Courtesy of JHB Gallery, New York, and M+B, Los Angeles ©Elizabeth Lennard ©Florence Paradeis ©Jean-Paul Goude.

Roman et film culte "l'Insoutenable légèreté de l'être" de Kundera (The Unbearable lightness of Being) a inspiré le titre de cette exposition du nouvel espace/ galerie de Photographie du Centre Pompidou dessinant un panorama contrasté de cette décennie.

Souvenez-vous : les années fric, les années frime, la pub reine, le disco, le cocooning, le rap, le strass, le kitsch, Beneix et Besson, Subway et Nikita, la movida madrilène, le thatchérisme britannique, la force tranquille du mittérandisme mais aussi le virus du Sida, l'aggravation de la crise et du chômage, la montée des extrémismes. Un tournant relayé par le champ de la photographie qui gagne sa légitimité et entre pleinement sur le marché de l'art, opérant un mélange réussi des genres et des pratiques jusque là très codifiées. Au centre de cet élan nouveau, l'accessibilité de la photographie en couleur et l'instantanéité du Polaroïd, comme le souligne Karolina Ziebinska-Lewandowska conservatrice au Cabinet de la photographie du musée (qui compte pas moins de 40 000 tirages). Dès lors deux tendances antagonistes se dégagent, d'un côté le renouvellement du documentaire dans la mouvance de l'Ecole de Düsseldorf et la mission du DATAR, de l'autre l'émergence de nouvelles possibilités et stratégies offertes par les progrès techniques : hybridation, ironie, mise en scène, pastiche et charge critique dans une optique résolument anti-documentaire. La photographie devient dès lors un objet, elle entre au musée, son statut évolue pour cette nouvelle génération d'artistes "néo-pictorialistes" (nom du courant d'amateurs éclairés des années 1900 qui part de Vienne) qui réhabilite la technique et rapproche photographie, peinture et autres mediums. Pierre et Gilles mais aussi Jean-Paul Goude ou Agnès Bonnot souhaitent ainsi dépasser les frontières communément acquises. Si la commissaire a décidé de se concentrer sur l'Occident c'est parce que dans d'autres régions du monde la photographie reste en noir et blanc avec des enjeux différents. Quatre sections innervent ce focus qui laisse une place à des photographes moins connus : le lieu du décor avec le duo Bazile Bustamante, la pratique des classes vues par Martin Parr ou Karen Knorr, la duplicité de l'artifice avec la video de Mark Wilcox ou les intérieurs de Présence Panchounette et Florence Paradeis et enfin, le paraître et les notions d'identité avec Ellen Carey, Henri Hergo (les Mythos), Jean-Paul Goude ou Unglee et son film expérimental "Radio-Serpent".

Dès lors sous cette apparente superficialité pointent l'inquiétude et le malaise de ces années 80 à travers cette approche forcément incomplète mais qui a le mérite de faire revivre sous nos yeux ce qui est devenu entre temps un mythe !

L'exposition est complétée par un colloque intitulé "Eighties, incomprises ?" le mercredi 11 mai autour d'autres courants emblématiques comme la culture underground.

Infos pratiques :

L'insoutenable légèreté, les années 80

photographie, film

jusqu'au 23 mai 2016

Centre Pompidou, galerie de photographies (-1)

accès libre.

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