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C'est le wax qu'il préfère ! Seydou Keïta au Grand Palais

par Marie de la Fresnaye 9 Mai 2016, 06:55 Photographie Expositions Paris

©Seydou Keïta, sans titre  "L’Homme à la fleur", 1959. Tirage argentique moderne. CAAC - The Pigozzi Collection.Seydou Keïta Sans titre, 1949-51 Tirage argentique d’époque galerie MAGNIN-A © Seydou Keïta / SKPEAC / photo François Doury -Seydou Keïta, sans titre, 1956. Tirage argentique moderne Genève, Contemporary African Art Collection (CAAC). © Seydou Keïta / SKPEAC Seydou Keita, Sans titre, 21 mai 1954. Seydou Keïta, Sans titre, 1949 Tirage argentique moderne Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain © Seydou Keïta / SKPEAC / photo courtesy CAAC – The Pigozzi Collection, Genève.
©Seydou Keïta, sans titre  "L’Homme à la fleur", 1959. Tirage argentique moderne. CAAC - The Pigozzi Collection.Seydou Keïta Sans titre, 1949-51 Tirage argentique d’époque galerie MAGNIN-A © Seydou Keïta / SKPEAC / photo François Doury -Seydou Keïta, sans titre, 1956. Tirage argentique moderne Genève, Contemporary African Art Collection (CAAC). © Seydou Keïta / SKPEAC Seydou Keita, Sans titre, 21 mai 1954. Seydou Keïta, Sans titre, 1949 Tirage argentique moderne Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain © Seydou Keïta / SKPEAC / photo courtesy CAAC – The Pigozzi Collection, Genève.
©Seydou Keïta, sans titre  "L’Homme à la fleur", 1959. Tirage argentique moderne. CAAC - The Pigozzi Collection.Seydou Keïta Sans titre, 1949-51 Tirage argentique d’époque galerie MAGNIN-A © Seydou Keïta / SKPEAC / photo François Doury -Seydou Keïta, sans titre, 1956. Tirage argentique moderne Genève, Contemporary African Art Collection (CAAC). © Seydou Keïta / SKPEAC Seydou Keita, Sans titre, 21 mai 1954. Seydou Keïta, Sans titre, 1949 Tirage argentique moderne Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain © Seydou Keïta / SKPEAC / photo courtesy CAAC – The Pigozzi Collection, Genève.
©Seydou Keïta, sans titre  "L’Homme à la fleur", 1959. Tirage argentique moderne. CAAC - The Pigozzi Collection.Seydou Keïta Sans titre, 1949-51 Tirage argentique d’époque galerie MAGNIN-A © Seydou Keïta / SKPEAC / photo François Doury -Seydou Keïta, sans titre, 1956. Tirage argentique moderne Genève, Contemporary African Art Collection (CAAC). © Seydou Keïta / SKPEAC Seydou Keita, Sans titre, 21 mai 1954. Seydou Keïta, Sans titre, 1949 Tirage argentique moderne Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain © Seydou Keïta / SKPEAC / photo courtesy CAAC – The Pigozzi Collection, Genève.
©Seydou Keïta, sans titre  "L’Homme à la fleur", 1959. Tirage argentique moderne. CAAC - The Pigozzi Collection.Seydou Keïta Sans titre, 1949-51 Tirage argentique d’époque galerie MAGNIN-A © Seydou Keïta / SKPEAC / photo François Doury -Seydou Keïta, sans titre, 1956. Tirage argentique moderne Genève, Contemporary African Art Collection (CAAC). © Seydou Keïta / SKPEAC Seydou Keita, Sans titre, 21 mai 1954. Seydou Keïta, Sans titre, 1949 Tirage argentique moderne Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain © Seydou Keïta / SKPEAC / photo courtesy CAAC – The Pigozzi Collection, Genève.
©Seydou Keïta, sans titre  "L’Homme à la fleur", 1959. Tirage argentique moderne. CAAC - The Pigozzi Collection.Seydou Keïta Sans titre, 1949-51 Tirage argentique d’époque galerie MAGNIN-A © Seydou Keïta / SKPEAC / photo François Doury -Seydou Keïta, sans titre, 1956. Tirage argentique moderne Genève, Contemporary African Art Collection (CAAC). © Seydou Keïta / SKPEAC Seydou Keita, Sans titre, 21 mai 1954. Seydou Keïta, Sans titre, 1949 Tirage argentique moderne Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain © Seydou Keïta / SKPEAC / photo courtesy CAAC – The Pigozzi Collection, Genève.

©Seydou Keïta, sans titre "L’Homme à la fleur", 1959. Tirage argentique moderne. CAAC - The Pigozzi Collection.Seydou Keïta Sans titre, 1949-51 Tirage argentique d’époque galerie MAGNIN-A © Seydou Keïta / SKPEAC / photo François Doury -Seydou Keïta, sans titre, 1956. Tirage argentique moderne Genève, Contemporary African Art Collection (CAAC). © Seydou Keïta / SKPEAC Seydou Keita, Sans titre, 21 mai 1954. Seydou Keïta, Sans titre, 1949 Tirage argentique moderne Collection Fondation Cartier pour l’art contemporain © Seydou Keïta / SKPEAC / photo courtesy CAAC – The Pigozzi Collection, Genève.

Alors que la Biennale de Dakar bat son plein, penchons nous sur l'un des plus grands portraitistes de l'Afrique exposé au Grand Palais, une véritable consécration pour Seydou Keïta, cet autodidacte de Bamako qui influence durablement les générations suivantes. Il y a du Goya, du Manet, du Reynolds et de l'Ingres en lui : une synthèse de la grande tradition de la peinture européenne totalement intuitive et personnelle à l'origine de son succès, ses clients sortants magnifiés de son modeste studio, à la fois espace de vie et de création. A la lumière naturelle, dans des poses de trois-quarts éloignées des canons frontaux de l'époque coloniale, accompagnés d' accessoires mis à leur disposition (chapeaux européens, montres, bijoux, vespas, radio..), sur fond d'un simple rideau de wax, ces héros ont fière allure. Les femmes semblent échappées d'odalisques sensuelles et langoureuses, les hommes de séries B françaises ou américaines projetées non loin du studio. On est loin des stéréotypes de l'homme africain et sa catégorisation anthropologique. Il est question ici de désir de paraître et de se montrer sous ses meilleurs atours quitte à afficher une richesse que l'on n'a pas forcément !

C'est à l'âge de 14 ans que le jeune Seydou apprenti menuisier dans l'atelier de son père découvre la photographie à l'aide d'un Kodak Brownie offert par son oncle. Dès lors son destin est tracé et il ouvre son studio en 1948 à Bamako-Coura, proche de la gare et de lieux d'attraction et séduit rapidement une jeunesse en quête de modernité. Il utilise une chambre 13x18 et tire ses clichés par contact au même format. Ses images sont restées longtemps inconnues du grand public et c'est au moment où l'on en tire des agrandissements (un luxe qu'il ne pouvait se permettre) que le monde de l'art réalise ce témoignage essentiel apporté sur la société malienne entre 1948 et 1962 (date de la fermeture définitive de ses locaux). Cette redécouverte due au collectionneur Jean Pigozzi et marchand, André Magnin est un choc pour l'artiste lui -même : "Vous n'avez pas idée de ce que j'ai ressenti la première fois que j'ai vu mes négatifs tirés en grand format, propres et parfaits, sans une seule tache. Je savais à ce moment-là que mon travail était vraiment très bon". Ce sont ces grand tirages qui ouvrent en majesté le parcours mais c'est à la fin de l'exposition que l'on peut voir des tirages d'époque les plus touchants, certains en mauvais état et partiellement colorisés pour répondre à la demande des femmes (ongles, bijoux, coiffes).

Etonnante aventure humaine qui se poursuit jusqu'à sa mort en 2011, ses clichés étant exposés dans le monde entier. Cette sélection exceptionnelle pour le public français de 238 images, 136 tirages argentiques modernes et 102 tirages d'époque ravivera des élans nostalgiques d'un âge d'or, ferment des futures Rencontres de Bamako, biennale africaine de la photographie.

Infos pratiques :

Seydou Keita

jusqu'au 11 juillet 2016

Grand Palais

Autour de l'exposition :

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