Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.
©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.

©Jeanne Susplugas, Patrick Corillon@Aurélien Mole, Lola Gonzàlez.

Malgré les flocons, la semaine s'annonce riche avec entre autres le lancement des projets en 3 volets de Jeanne Susplugas à la Maréchalerie (78), l'ouverture de l'espace de la galerie InSitu et l'exposition de leur artiste Patrick Corillon au centre d'art de l'Onde (78), le duo Lola Gonzalez et Corentin Canesson au Crédac (Ivry), l'exposition collective "Strange Days" au Frac Il de France le Plateau et les 7 ans du festival Circulation(s) au Centquatre,

  • Jeanne Susplugas, l'attachante workalcoholic
J'ai rencontré Jeanne à son atelier dans le 12è arrondissement alors qu'elle était en pleine préparation de son projet en 3 volets entre Paris et l'Ile de France. L'occasion de revenir sur ces obsessions qu'elle traque avec toujours autant d'acuité et de partager un pur moment de vérité complice autour de l'art et de la vie d'une maman aux prises avec de multiples challenges !
"La maison malade", "There is no place like Home", "House to house" il est question chez elle de nos projections ambivalentes sur l'habitat, le refuge, le réconfort mais aussi la solitude et la frustration à travers de multiples protocoles qu'elle rejoue à chaque lieu investi. Des ritournelles qui remontent à l'enfance et dont les répercussions en disent long sur nos addictions adultes.
Son nouveau terrain d'investigation se découpe en 3 temps et 3 lieux : La Maréchalerie, la galerie VivoEquidem et l'Ecole des Beaux Arts de Versailles.
 
A la Maréchalerie et en réponse à l'architecture du lieu, l'installation "At home she 's a tourist"décrit un sentiment étrange qui nous habite parfois quand il s'agit d'investir un espace peuplé d'objets qui ne nous appartiennent pas, témoins d'un passé révolu et plein de chausses trapes. D'où l'importance de se délester, de s'alléger de nos entraves et addictions pour laisser la maison s'envoler ("Flying House"). De même avec cette nature morte en céramique qui quand on s'en approche décline nos dérives médicamenteuses et psycho-somatiques, face à l'impossibilité de nos désirs ou comment le mal être rejoint notre rapport à l'intime.
 
A la galerie parisienne VivoEquidem, l'artiste imagine une structure modulable entre la caisse de transport et la cellule habitable. Un espace expérimental où la collection d'extraits littéraires (play list sonore) interagit avec les auteurs invités, Jeanne devenant alors curatrice d'une fiction qui prend différentes formes décalées. Cet espace scénique à géométrie variable,ouvert à la curiosité et à l'inquiétude place le spectateur au centre de rituels étrangement familiers bien que de nature ambiguë.
 
Enfin à l'Ecole des Beaux Arts, ce qui marque une première collaboration avec la Maréchalerie, Jeanne Susplugas et les étudiants de ses workshops mettent en lumière les multiples distorsions inhérentes à une société dominée par les tensions et conflits. Des saynètes d'inspiration littéraire "All the World's a stage"où se jouent des troubles de comportements compulsifs (TOC), des stratégies d'emprise familiale, l'obsession des "heures remarquables", autant d'ersatz d'une folie rampante que l'on cache sous des mots devenus banals et fourre touts. Egalement les arbres généalogiques nous rappellent l'interdépendance des liens du sang avec toutes les possibles répercussions sur nos existences.
 
Dès lors la démarche n'est pas de juger ni de dénoncer à travers la pluralité de mediums investis par l'artiste toujours séduisants et résolument esthétiques, mais d'aller creuser et chercher dans les profondeurs de la psyché, vulnérable et traumatique, les failles et incohérences à travers un travail de sape prodigieusement efficace.
 
 
Jeanne Susplugas bénéfice également d'une publication rétrospective chez Norma Editions.
 
Infos pratiques :
At home she's a tourist, Chapter I
La Maréchalerie
du 20 janvier au 26 mars 2017
5 avenue de Sceaux Versailles
 
At home she's a tourist, Chapter II
Vivo Equidem
du 25 janvier au 12 août 2017
113 rue du Cherche Midi Paris
 
At school she's a tourist, Chapter III
Galerie de l'Ecole des Beaux Arts
du 22 février au 15 mars 2017
11 rue Saint Simon Versailles
  • Réouverture Bd de La Chapelle de la galerie InSitu et

C'est par une élégante invitation réalisée à partir d'un facétieux bouquet de Patrick Corillon où sont épinglés à la place des noms des fleurs des noms d'artistes, que nous sommes conviés à l'inauguration du 14 Bd de La Chapelle (dans le périmètre du Centquatre) en présence de nombreux artistes découverts et soutenus par Fabienne Leclerc, tels que Damien Deroubaix, Vivien Roubaud,Renaud Auguste-Dormeuil, Constance Nouvel...

  • Le degré zéro des images de Patrick Corillon à l'Onde

Nous arrivons par la Rue traversante et découvrons le sympathique personnage et double de l'artiste Oskar Serti, écrivain hongrois en exil qui traverse son œuvre. La Boite est dédiée au film d'animation "Ulysson et les couleurs de lune" autour de l'odyssée d'un poisson rouge ayant perdu ses couleurs dans une forêt qui ressemble étrangement à un musée. Puis nous progressons autour de cette question : de quoi est constitué l'air que nous respirons dans un lieu d'art ? à partir de multiples sources(objets collectés, mots,photographies...) scénarisées dans le bel espace de l'Onde transformé en cabinet de curiosité. Autant de particules élémentaires pour prolonger cette expérience propre à chacun de la visite.

Autour de l'exposition, 2 conférences-spectacles :

Les Images Flottantes, le mardi 24 janvier à 20h30

Le Zéro absolu, le mardi 7 mars à 20h30, suivie de Regards Croisés à 21h30 avec le physicien Julien Bobroff.

Prochainement Patrick Corillon pour la Villette en Cirques explore le théâtre d'objets avec "L'Appartement à trous".

  • Corentin Canesson et Lola Gonzàlez au Credac

Corentin Canesson et Lola Gonzàlez puisent dans le rapport au collectif les ressorts de leur pratique artistique. Le Credac les réunit dans deux expositions parallèles qui jouent des complicités affectives et télescopages stylistiques.
Aussi bien influencé par Bram Van Velde, Georg Baselitz que Kurt Cubain, Corentin Canesson revendique la dissolution de la notion d'auteur à travers une peinture "a la manière de " revisitant fragments et emprunts. La musique qu'il pratique lui même dės son adolescence à Brest complète également ce processus de réappropriation nourri de divers sources (histoire de l'art,littérature).
Son expérience dans le collectif Standards qu'il créé à Rennes entre 2008 et 2014 et actuellement au Doc,  squat et laboratoire de Paris 19ème, comme commissaire et organisateur d'expositions rejoint ce goût pour le hasard et les rencontres.
Après avoir démontré au centre d'art La Passerelle que la peinture n'est pas figée à travers une vaste campagne d'affichage, il poursuit cette exploration décomplexée du médium au Credac y mêlant bande son, vinyle customisé et concert performance.

Prix Meurice 2016, exposée au Centre Pompidou pour sa 1ere performance dans le cadre d' Hors Pistes et au Palais de Tokyo, Lola Gonzàlez part du groupe (ses amis en general) qu'elle met en scène dans des situations simples et fluides au départ basculant vers des rites secrets et cruels. Des jeux de rôle oú le public oscille entre plusieurs temporalités et sentiments comme dans la fascinante vidéo "Veridis Quo" où la petite bande du départ perd brusquement la vue et se livre à de funestes exactions. Cette dimension collective revient pour s'inscrire  différemment au Credac avec la corrélation entre les couleurs et les émotions qui dans une atmosphère bleutée plonge le spectateur face à un songe dont la cécité est de nouveau au coeur du dénouement.
Pour poursuivre le Credakino diffuse pendant toute la durée de l'exposition les films de l'artiste.
Lola Gonzàlez est représentée par la galerie Marcel Alix, Paris.

Infos pratiques :
Corentin Canesson Rétrospective My Eye
Lola Gonzàlez "Rappelle toi de la couleur des fraises"
Du 20 janvier au 2 avril 2017
Credac, manufacture des oeillets
1 place Pierre Gosnat 94200 Ivry sur Seine

Mention spéciale également pour le solo show de Caroline Mesquita à la fondation Ricard !

Suite dans le prochain article...

Tag(s) : #Expositions Paris, #Grand Paris

Partager cet article

Repost 0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :