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L'Afrique, berceau des échanges et de la mondialisation !

par Marie de la Fresnaye 1 Février 2017, 09:29 Afrique Civilisation Ethnographie Expositions Paris

©musée du Quai Branly.
©musée du Quai Branly.
©musée du Quai Branly.
©musée du Quai Branly.
©musée du Quai Branly.
©musée du Quai Branly.
©musée du Quai Branly.
©musée du Quai Branly.

©musée du Quai Branly.

Le parcours commence avec un panneau d'art rupestre du 1er millénaire avant notre ère et s'achève avec l'installation contemporaine "Reparation" de Kader Attia, c'est dire tout le spectre couvert par cette ambitieuse exposition" l'Afrique des Routes" du Quai Branly. Si l'Afrique est le berceau de l'humanité elle est aussi celui de la mondialisation en puissance, tel est le propos des 2 commissaires de l'événement : Gaëlle Beaujan et Catherine Coquery-Vidrovitch. L'approche résolument transversale (au risque de s'y perdre un peu) explore la circulation des idées, des hommes et des objets, indices de cette histoire pas encore assez reconnue. Routes commerciales, linguistiques, culturelles, religieuses ou esthétiques selon les phases de transformations et d'influences. Le sel, l'or, l'ivoire, les perles, les hommes aussi pendant la traite coloniale qui n'est pas occultée, autant de monnaies d'échanges qui témoignent d'une ouverture au monde et de multiples syncrétismes.

La dernière partie donne une tonalité plus actuelle avec un panorama de la création de l'Afrique vers l'Europe (Picasso Primitif bientôt exposé au Quai Branly) et de l'Europe vers l'Afrique (nombreux sont les jeunes artistes africains influencés par les codes de l'Occident). Une perméabilité qui se poursuit donc comme chez le londonien Yinka Shonibare (nigérian d'origine) qui nous propose sa relecture du mythe du radeau de la Méduse de Géricault. Un pastiche qui tient dans une vitrine où le navire se voit affublé de voiles en toile wax. Ces hybridations et odyssées teintées de politique (Journal de bord d'un migrant contemporain) conduisent à la pièce phare de Kader Attia, prix Marcel Duchamp 2016, "The Repair"où il confronte les gueules cassées et recousues de la Première Guerre mondiale aux objets africains réparés dans une stratégie d'embellissement. Une proximité plastique (le Masque) qui pose la question de la barbarie et sa représentation. Enfin, l'immense William Kentridge (né en 1955 à Johannesburg) avec "Other Faces"traite d'identité et d'intolérance dans son pays à partir de ces dessins foisonnants qu'il filme, sortes de puzzle multiformes. Sous une apparente poésie sa cache une violence sourde comme souvent chez les artistes du continent, qui oscillent entre humour et tragédie. Mille et un visages de cette Afrique que Paris a décider de célébrer à partir du printemps ! le rendez-vous est pris..

 

Catalogue publié à l'occasion chez Actes Sud.

Infos pratiques :

L'Afrique des routes

jusqu'au 12 novembre 2017

http://www.quaibranly.fr/

 

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