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Le jeu video remonte le temps à la fondation EDF !
Le jeu video remonte le temps à la fondation EDF !
Le jeu video remonte le temps à la fondation EDF !

Alors que l’origine du jeu vidéo est relativement récente et tient souvent du hasard (le physicien William Higinbotham imagine en 1958 soit 14 ans avant Pong,un jeu, Tennis for Two dans le laboratoire de Brookhaven pour divertir les visiteurs) le jeu vidéo cherche à écrire son histoire entre collectionnite aigüe et étude sociologique.

La Fondation EDF après le Steet Art ou la musique électronique se penche sur ce qui est devenu un phénomène de la société et un véritable poids lourd de l’industrie culturelle le game, à travers le prisme du journaliste et chroniqueur radio, Jean Zeid, commissaire de l’exposition et lui-même collectionneur.

Une histoire forcément à rebours qui place le visiteur dès l’entrée dans une sorte de hub multi-canal tel les méandres de notre cerveau quand il est autant stimulé.

Une 1ère partie donc dédiée au Let’s Play et clins d’œil du jeu au cinéma dont il reprend les codes. C’est avec la naissance de YouTube en 2005 que surgissent les premiers YouTubers, avec de véritables success story à la clé pour ces gamins qui commencent en général dans leur chambre avec un matériel limité. Le plus influent de tous, PewDieDie, suédois de 27 ans qui s’est spécialisé dans le jeu d’horreur compte plus de 50 millions d’abonnés pour un chiffre d’affaires totalisant 14 millions d’euros en 2016. En France notre sympathique Cyprien vient de passer le cap des 10 millions d’abonnés et a fait un grand voyage pour partir à la rencontre de ses fans et fêter ça à coup de selfies !

Retour sur un autre phénomène : Uncharted 4, le premier jeu Instagram de l’histoire créé par une femme, Amy Hennig qui figure parmi les 18 portraits réalisés par Erwann Terrier, des pionniers. Cette saga autour de l’insouciant chasseur de trésors, Nathan Drake mêle féérie visuelle cinématographique et palette d’émotions à partager. Et c’est bien là la grande force et particularité de ce secteur hybride et transversal par rapport aux autres arts qu’il imite, cette interaction avec le regardeur. D’ailleurs à la question de savoir si le jeu vidéo est de l’art une galerie spéciale est réservée. Cette cartographie du présent avec une salle d’esport reconstituée (le joueur de tournoi avec sa Souris gamer, son Trophée, la table basse..) et les grands shows retracés (vague des bornes musicales dans les salles d’arcades au Japon avec Beatmania, Dance Dance Revolution, GuitarFreaks..) une section archéologie du jeu avec la caverne de l’homo ludens vous plongera dans la nostalgie.
 
La 2è partie : le jeu se joue est une sorte de ruée vers l’or videoludique avec un 1er étage où vous pouvez tout tester,de OXO à Space Invadersen passant par Asteriods ou Missile Command. Les mascottes ne sont pas oubliées (Assassin’s Creed, Mario, Rayman) ainsi qu’un étonnant mur de manettes et autres accessoires fétiches !
 
Enfin la dernière partie se veut prospective (sous sol) avec l’expérience de la réalité virtuelle assez bluffante (Eagle Flight au dessus des toits de Paris) et la question du « jeu sérieux » pour dépasser le simple divertissement avec en avant première, Smokitten du studio français Dowino, programme de sevrage du tabac. Une archive de l’INA rappelle les relations conflictuelles entre le jeu video et la télévision, souvent taxé de tous les maux.
Médiateur entre les générations et les nouvelles technologie et le public, le jeu vidéo désormais entré dans la sphère du spectacle ne cesse d’interpeller. Ce panorama à la fois ludique et pédagogique séduira petits et grands, avec ou sans manette. Muséal le jeu vidéo ? Il semble résister à cette épreuve du cadre et même si l’approche un peu white cube de la scénographie peut rebuter certains, il pose les jalons d’une histoire de l’innovation au quotidien et ouvre sur des mondes nouveaux et potentiellement à portée de main (ou de casque !)…
 
EXPOSITION
GAME le jeu vidéo à travers le temps
Du 1er mars au 27 août 2017
Espace Fondation EDF
6 rue Récamier
75007 Paris
Catalogue publié à l’occasion au Seuil, 239 pages, 25 €
 
 
Tag(s) : #Digital, #Expositions Paris, #Technologies

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