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courtesy of the stavros niarchos foundation cultural center.©Marta Minujin,Guillermo Galindo,Otobong Nkanga.
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courtesy of the stavros niarchos foundation cultural center.©Marta Minujin,Guillermo Galindo,Otobong Nkanga.
courtesy of the stavros niarchos foundation cultural center.©Marta Minujin,Guillermo Galindo,Otobong Nkanga.

courtesy of the stavros niarchos foundation cultural center.©Marta Minujin,Guillermo Galindo,Otobong Nkanga.

En choisissant comme logo la chouette, emblème d’Athènes qui se tord le coup Adam Szymczyk directeur artistique de la Documenta 14, ose un pari risqué en déplaçant points de vue et perspectives entre 2 pays, l'Allemagne et la Grèce, ennemis historiques. Une première sous le signe de l'ouverture aux autres "Learning from Athens", qu'avons à apprendre des grecs ? si ce n'est cette vertu fondamentale, la filoxenia, ce sens de l'hospitalité et du bonheur d'être ensemble. Ce sont pas moins de 47 lieux investis avec comme porte étendard le nouveau musée d'art contemporain athénien, le EMST, ancienne brasserie transformée en musée, dont la collection est visible au musée Fridericianum de Kassel. Ailleurs, les artistes choisis par le commissaire français, Pierre Bal-Blanc (ex directeur du centre d’art de Brétigny, installé a Athènes) sont résolument inconnus et loin des circuits habituels et exposés dans des lieux inabituels comme le Conservatoire de musique ou tout simplement la colline Filopappou, réceptacle d’une tente de marbre pour migrants où 120 couverts sont servis chaque jour gratuitement sur l’initiative de l’artiste pakistanaise Rasheed Araeen. Performance, danse comme au musée archéologique du Pirée, musique, l’idée est de susciter du lien et de l’émotion entre les gens. Mention spéciale à l'artiste star Cy Twombly qui opère un retour aux sources éblouissant au musée d'art cycladique avec "Divine Dialogues".L’apprentissage et l’expérimentation sont favorisés. Un dynamisme qui repose sur des institutions emblématiques comme la fondation de l'armateur Stavros Niarchos, signée Renzo Piano, le Stavros Niarchos Foundation Cultural Center (SNFCC), plébiscité par de nombreux visiteurs au milieu d'un superbe parc mais aussi sur des initiatives portées par la scène alternative à travers de nombreuses plates-formes artistiques. Des quartiers qui montent, des boutiques-hôtels qui surgissent, des bars branchés et roof gardens qui fleurissent, l'évolution est en marche, reste à savoir si l'effet Documenta sera durable ou non et réservé à quelques "happy few"...

Du côté de Kassel, la face est plus sombre, en écho d'un monde en désarroi.Tout y passe : scandales et financiarisation de la société, ultra libéralisme (A War machine de Sergio Zavallos ne fait pas dans la dentelle), les génocides, le colonialisme, le passif nazi (série de photos de Piotr Uklanski, les « Real nazis ») jusqu’à la Syrie (le savon d’Alep de Otobong Nkanga) et la tragédie migratoire (coques des bateaux échoués des réfugiés de Guillermo Galindo).

L'une des œuvres les plus symptomatiques est le "Le Parthénon des livres", installation monumentale de l’artiste argentine Marta Minujin, qui s’érige en manifeste contre la censure.

L’originalité de l’œuvre et ce qui en fera à coup sur un emblème de cette 14ème Documenta est sa reproduction exacte des dimensions du Parthénon « 70 mètres de long sur 31 mètres de large, et 10 mètres de hauteur », selon les précisions de Pierre Bal-Blanc, mais transposé sur la Friedrichsplatz de Cassel, à l’endroit même où en 1933 furent brûlés les livres d’auteurs jugés dissidents par les autorités nazies. Plus qu’un symbole donc et l’œuvre la plus politique de l’artiste de 74 ans comme elle le déclare. Un travail titanesque (70 000 œuvres identifiées pour 170 sélectionnées au final) pour un recensement pas toujours simple selon les pays et contextes.
A Athènes Marta Minujin s’est payée de luxe de régler la dette grecque en olives à Angela Merkel le temps d’une performance mémorable. Mais il ne fait pas se fier à ce clin d’œil humoristique. Rien de mieux après cela d’aller prendre un bol d’air dans les jardins du Palais Bellevue devant la vision tendrement poétique de Giuseppe Penone ou flâner parc de la Karlsaue près de l'Orangerie et du musée d'Astronomie.

 

INFOS PRATIQUES :
Documenta 14
> Du 8 avril au 16 juillet 2017 à Athènes (Grèce)
• Carte à télécharger avec les 47 lieux d’Athènes : téléchargez en cliquant ici
> Du 10 juin au 17 septembre 2017 à Cassel (Allemagne)
• Carte à télécharger avec les 35 lieux de Cassel : téléchargez en cliquant ici
http://www.documenta14.de/en/

 

 

Tag(s) : #International, #Art contemporain, #Danse, #Performance, #Musique

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