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© Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Photo: © The J. Paul Getty Museum, Los Angeles, © Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Photo: © Fernando Maquieira, Cromotex.
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© Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Photo: © The J. Paul Getty Museum, Los Angeles, © Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Photo: © Fernando Maquieira, Cromotex.
© Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Photo: © The J. Paul Getty Museum, Los Angeles, © Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Photo: © Fernando Maquieira, Cromotex.

© Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Photo: © The J. Paul Getty Museum, Los Angeles, © Walker Evans Archive, The Metropolitan Museum of Art Photo: © Fernando Maquieira, Cromotex.

Plutôt que l'imposant catalogue de l'exposition Walker Evans du Centre Pompidou, magistrale dans son approche, sur laquelle tout a été dit ou presque, je retrouve le livre de Gilles Mora et John T. Hill intitulé "The Hungry Eye", reprenant cette citation :

"I go to the Street

for the education

of my eye

and for the sustenance

that the eye needs -

the hungry eye,

and my eye is hungry". W.E.

Ce résumé révèle au delà de la dominante vernaculaire qui régit le parcours de la rétrospective, le spectre plus large de sa démarche. Il est vrai qu'il collectionnait lui-même des objets du quotidien en lien avec le métier de son père dans la publicité, mais il serait réducteur de s'en tenir à cela. Il annonce le modernisme photographique et contemporain par bien des aspects. Outre les clichés des métayers et familles de la Grande Dépression commandés par la Farm Security Administration qui sont devenus des icônes (affiche de l'exposition sur la façade du Centre Pompidou), Walker Evans annonce le surréalisme et la quête du bizarre, la street photography, la beauté des déchets, les anonymes dans le métro ou au travail, la sérialité, les vues de la fenêtre du train ou d'une voiture, la photographie couleur, le Polaroïd.. Deux rencontres vont être décisives : Lincoln Kirstein conseiller du MoMa qui lui propose de capturer l'architecture victorienne du nord-est des Etats Unis et Berenice Abbott qui lui fait découvrir les clichés d'Eugène Atget du vieux Paris, point déclencheur pour la suite.

Stephen Shore, William Eggleston, les Becher, William Klein, Willy Ronis sont ses directs héritiers. Ne pas manquer son interview à la sortie du parcours.

Commissaires : Clément Chéroux, Julie Jones.

Infos pratiques :

 

Walker Evans

jusqu'au 14 août

Programmation associée : ateliers, cinéma, spectacles concerts...

 

https://www.centrepompidou.fr/

 

 

 

Tag(s) : #Photographie, #Expositions Paris

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