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©Simone Fattal, Mourir à Amman, courtesy galerie Balice Hertling. courtesy Maxime Rossi et la Galerie Allen .
©Simone Fattal, Mourir à Amman, courtesy galerie Balice Hertling. courtesy Maxime Rossi et la Galerie Allen .
©Simone Fattal, Mourir à Amman, courtesy galerie Balice Hertling. courtesy Maxime Rossi et la Galerie Allen .
©Simone Fattal, Mourir à Amman, courtesy galerie Balice Hertling. courtesy Maxime Rossi et la Galerie Allen .
©Simone Fattal, Mourir à Amman, courtesy galerie Balice Hertling. courtesy Maxime Rossi et la Galerie Allen .
©Simone Fattal, Mourir à Amman, courtesy galerie Balice Hertling. courtesy Maxime Rossi et la Galerie Allen .
©Simone Fattal, Mourir à Amman, courtesy galerie Balice Hertling. courtesy Maxime Rossi et la Galerie Allen .

©Simone Fattal, Mourir à Amman, courtesy galerie Balice Hertling. courtesy Maxime Rossi et la Galerie Allen .

L'une est syrienne, l'autre est français, de générations et parcours différents, le musée départemental d'art contemporain de Rochechouart les invite pour sa programmation estivale.

La compagne d'Etel Adnan, Simone Fattal née à Damas en 1942 étudie la philosophie avant de se tourner vers la peinture à Beyrouth, Londres et Paris. Quand elle doit quitter Beyrouth, elle s'installe avec Etel en Californie et fonde la maison d'édition Post-Apollo Press, en 1982. Elle découvre alors la céramique et la sculpture à l'Art Institute de San Francisco. Le musée de Rochechouart lui dédie une rétrospective de plus de 60 œuvres, orchestrée comme un récit mythologique moyen oriental, l'une de ses sources d'inspiration majeures. Ses collages mêlant les sites archéologiques et les époques à travers de nombreuses traces qu'elle collecte (photos, publicités, souvenirs personnels) nous parlent de mémoire et d'exil. Fascinée par des formes dites archaïques ou primitives, elle sculpte la terre cuite et le bronze à la recherche des origines.

Elle déclare : "L’éloignement de mon pays d’origine, le Liban, m’a permis de vivre toute cette histoire qui m’habite"

Simone Fattal a été nominée cette année pour le prix Aware pour les artistes femmes (Archives of Women Artists, Research and Exhibition). Destiné à redonner la place qui est la leur aux artistes femmes, ce prix, doté de 10 000 € par lauréate, a été décerné le 31 janvier  par la ministre de la Culture et de la Communication à Judit Reigl (artiste confirmée) et Laëtitia Badaut Haussmann (artiste émergente).

Cette exposition bénéficie de la généreuse collaboration du CRAFT et des galeries Balice
Hertling (Paris) et Kaufmann Repetto (NewYork/Milan).
 
Alors que vient de s'achever son exposition monographique à l'Ecole municipale des Beaux Arts galerie Edouard Manet de Gennevilliers sous le titre librement fantaisiste"Cool as a Cucumber", Maxime Rossi adepte des télescopages et des fragmentations scéniques et temporelles, part de figures ou d'événements historiques qu'il détourne et réinterprète avec malice dans un jeu de va-et-vient sémantique incluant la comédie musicale, la danse, le chant, le graphisme, le film, l'installation ou la performance.
De Frédéric Chopin (Palais de Tokyo en 2012) à la Soeur catholique américaine Mary Corita Kent ayant quitté les ordres pour se consacrer à la culture pop ("Sister Ship" au Centre d'art contemporain La Halle des Bouchers en 2015) ou le voyage de Marx Ernst à Sedona (film "Real Estate Astrology" au Centre Pompidou en 2015 et exposition galerie Allen) Maxime Rossi s'inscrit dans des projets d'envergure en plusieurs étapes dont l'exposition en galerie n'est qu'une variante.
Pour le musée de Rochechouart il nous propose avec "American Weeding" un nouveau chapitre de ses deux derniers projets "Real Estate Astrology" et "Sister Ship" à travers un voyage halluciné en Arizona qui reprend les traces de Marx Ernst et des séquences du film Pygmée Blues tourné le long du fleuve Congo, suivant le récit de sœur Corita Kent. Cette union improbable entre deux personnages de l'histoire américaine flirte entre réalité et fiction, culture savante et récit populaire, mysticisme et histoire de l'art.
L'on y retrouve ses explorations autour du cinéma élargi, du concert, de l'installation immersive à partir d'un espace scénique régulièrement activé qui envahit tout le dernier étage du musée.
 
Maxime Rossi est représenté par les Galeries Allen (Paris) et Tiziana di Caro (Naples)
(Naples).
 
Infos pratiques :
 
Simone Fattal
L'homme qui fera pousser un arbre nouveau
 
Maxime Rossi
American Wedding
 
Jusqu'au 19 septembre
 
Musée départemental d'art contemporain de Rochechouart
Place du Château
87600 Rochechouart
 
Tag(s) : #Regions, #Art contemporain

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