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#FIAC, Paris est une fête, des galeries au diapason !

par Marie de la Fresnaye 20 Octobre 2018, 05:56 Galeries Paris International

©Jérôme Poggi, Suzanne Taraiève, VNH gallery.
©Jérôme Poggi, Suzanne Taraiève, VNH gallery.
©Jérôme Poggi, Suzanne Taraiève, VNH gallery.
©Jérôme Poggi, Suzanne Taraiève, VNH gallery.
©Jérôme Poggi, Suzanne Taraiève, VNH gallery.
©Jérôme Poggi, Suzanne Taraiève, VNH gallery.
©Jérôme Poggi, Suzanne Taraiève, VNH gallery.

©Jérôme Poggi, Suzanne Taraiève, VNH gallery.

Si Emmanuel Macron a tenu à saluer le dynamisme impulsé par la Fiac lors d'une soirée à l'Elysée, cet écosystème repose sur les galeries dont certaines se trouvent fragilisées par les mastodontes toujours plus concurrentiels et puissants. La taille intermédiaire est souvent critique dans ce secteur malgré un travail remarquable effectué au quotidien.

Coup de projecteur sur ceux et celles qui font la FIAC Week,

-Suzanne Tarasiève et ses 40 ans d'engagement auprès de la scène allemande 

Suzanne retrace cette aventure exceptionnelle depuis sa découverte à Berlin de l'exposition Metropolis en 1991 au Gropius avant de rencontrer Fabrice Hergott alors conservateur au Centre Pompidou qui l'introduira et la soutiendra pour sa première exposition Lüpertz/Baselitz. "Insoumises expressions" est à la fois un hommage et un manifeste à l'audace et la différence avec des œuvres emblématiques.

-Hans Peter Feldmann chez Martine Aboucaya (et à la FIAC)

L'excentrique propose une relecture du nu féminin dans l'histoire de l'art avec ces sex dolls grandeur nature dans des postures pas si innocentes. Un sujet brûlant !

-The Border is a state of mind par Jérôme Poggi (et FIAC)

A l'heure de la montée des murs et des replis identitaires, cette exposition collective : Babi Badalov, Eric Baudelaire, Bady Dalloul, Nikita Kadan, Kapwani Kiwanga, Sophie Ristelhueber et Société Réaliste (également au MAC VAL pour Persona Grata) pose les jalons d'un autre futur.

-Mircea Cantor chez VNH Gallery

Première et ambitieuse exposition de l'artiste franco-roumain, lauréat du Prix Marcel Duchamp en 2011. Dès la façade extérieure, son arche colorée "Double Rainbow" pleine de ronces de fer nous met en garde. Avec la vidéo "Aquila non capit muscas" de 2018, du latin "l'Aigle ne chasse pas les mouches" la puissance du rapace est confronté à un drone, symbole éminemment triomphant. La précision des détails et haute qualité des images nous pousse à retenir le souffle. Quant à sa pratique quotidienne du dessin sur des pages du magazine The Economist il y a comme une autre collision à l'œuvre entre cette subjectivité et la froideur implacable de l'état du monde.

- Franz West et Thu Van Tran, un dialogue imaginaire par Nathalie Seroussi

qui se sépare d'une partie de sa collection chez Sotheby's.

-Elmgreen & Dragset chez Perrotin (et FIAC), Où est le cool ?

Alors qu’ils nous laissent un peu désemparés et déçus face à ces 100 étoiles mer échouées place Vendôme (FIAC Hors les murs), Michel Elmgree et Ingar Dragset déploient le meilleur de leur talent à la galerie Perrotin avec cette vaste installation qui nous accueille comme la ruine d’un tsunami urbain, cette portion de paysage qui flotte comme échappé d’un tableau du sublime et ce mobilier urbain à contre emploi. Quant aux plongeoirs leur verticalité, les rend inutiles, tandis que le bar rutilant d’esprit très minimaliste est rendu inaccessible.

-Le chat de Sophie est mort

On partage le deuil de Sophie Calle, dont le chat est mort en 2014 après 17 ans de vie commune. Une ode musicale au manque et à l’absence à l’aide d’une compilation de 3 disques 33 tours réalisée avec une quarantaine de chanteurs et musiciens selon son principe collaboratif.

-Davide Balula chez Frank Elbaz 

Frank Elbaz qui présente en parallèle à la FIAC Sheila Hicks, offre avec Davide Balula un « simulacre poétique de l’ère technologique actuelle » à partir des recherches de l’artiste sur le fonctionnement du cerveau face aux intrusions de la machine. Le flux constant nous rend addicts à la stimulation excessive, les sms ont remplacé les paroles, les emoji les mots. Les fluides corporels recréés pour l’exposition sont comme un acte de résistance affectif malmené par ces mécanismes d’emprise.

-Tatiana Trouvé chez Kamel mennour

Une exposition en 3 actes, entre Londres (Frieze)  et Paris où l’atelier est perçu à la fois comme un espace physique et psychique, l’artiste citant Bruce Nauman qui filme son atelier la nuit. Tout un monde qui peuple les songes et l’inconscient. Remarquable ! Son intervention récente au musée des Beaux Arts de Rennes pour la fondation Pinault a été unanimement saluée.

©kamel mennour, Perrotin galerie, Templon.
©kamel mennour, Perrotin galerie, Templon.
©kamel mennour, Perrotin galerie, Templon.

©kamel mennour, Perrotin galerie, Templon.

-Monumental Minimal, Thaddaeus Ropac Pantin

Un projet muséal en résonnance avec l'espace industriel de Pantin, pour retracer l'influence de l'Europe (Brancusi, le Bahaus, Tatlin) sur l'art minimal américain. A noter l'exceptionnel Wall drawing de Sol Lewitt recréé pour l'occasion.

 

-Alberto Burri par Tornabuoni Art

Un panorama époustouflant de sa carrière, figure de l'avant-garde italienne et internationale qui aura une influence majeure sur l'Arte Povera mais aussi l'Expressionisme américain. Il invente un nouveau langage à partir de son emploi de matériaux atypiques et leur possible transformation.

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