Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

Paris Internationale et Asia Now, un Off qui se consolide !

par Marie de la Fresnaye 17 Octobre 2018, 07:02 Foires International

Roh Projects, Jakarta.
Roh Projects, Jakarta.
Roh Projects, Jakarta.
Roh Projects, Jakarta.

Roh Projects, Jakarta.

AaahhhParis Internationale, vraie rampe de lancement des valeurs à suivre

Retour aux fondamentaux comme le précise Guillaume Sultana ravi hier de bénéficier d'un stand avec vue sur le parc Monceau. Il faut dire que cet hôtel particulier de la rue Alfred de Vigny avec son charme désuet n'est pas sans rappeler la 1ère édition de AAAHHHParis Internationale avenue d'Iéna chez feu Calouste Gulbenkian. L'aspect intimiste (édition resserrée à une quarantaine de participants provenant de 21 pays) et domestique ajoute une atmosphère typiquement parisienne qui devrait séduire les nombreux collectionneurs étrangers présents. Ainsi dressings, salles de bains, baignoires, cuisines, toilettes, ..sont investis de propositions les plus débridées ! On respire l'air du temps et ce qui se fait de plus cutting edge. Les 4 galeries fondatrices : Crévecoeur, Antoine Lévi, Sultana et Gregor Stainer, rejointes par Paulo Soto/Park View de Los Angeles et the Project Native Informant de Londres, ont sélectionné 8 "non profit" spaces selon l'ADN de départ. Clément Delépine et Silvia Ammon les directeurs, se félicitent du nombre de projets audacieux, la prise de risque étant de mise ici. 

On remarque parmi ces millennials biberonnés aux images,

chez BQ Berlin, le solo show de l'allemande Alexandra Bircken qui avait investi le Crédac d'Ivry de ses expérimentations lexicales autour de la locomotion, le russe Evgeny Antufiev chez Emalin (Londres) et ses accumulations entre folklore Sud Sibérien et post digitalisation, le polonais Piotr Lakomy (Stereo, Varsovie) qui revisite l'art minimal dans des environnements post humains faits de prothèses, l'américain Win McCarthy chez Fons Welters Galerie (Amsterdam) et son architecture urbaine introspective à partir du moulage de son propre corps devenu vanité de cire, le non profit space anglais 650m (qui partage son espace avec Life Sport d'Athènes) avec Tenant of Culture "Sample Sale"une artiste qui base sa réflexion sur la dimension trendy de l'art dans une idéologie marketing qui brouille les codes, la galerie indonésienne Roh Project (Jakarta) avec Bagus Pandega en dialogue avec le japonais Kei Imazu dans une vaste installation qui questionne la digitalisation à partir d'une grammaire algorithmique rapportée à la perception du regardeur, la mexicaine Pia Camil présentée par Sultana qui revisite l'héritage de la culture moderniste à travers sa pratique de la sculpture et de la performance, le solo show de David West par l'artist run space anglais basé à Paris, Goswell Road, la berlinoise Isabella Bortolozzi galerie et son stand très remarqué dans une esthétique gothique fin de siècle, Marfa (Beyrouth) dont l'artiste libanaise Stéphanie Saadé récemment vue chez Anne Barrault a retenu toute mon attention, marque des points avec l'architecte et urbaniste Saba Innab (Biennale d'Orléans #1) qui joue sur les antagonismes et le déracinement, l'allemande Raphaela Vogel chez Gregor Staiger (Zürich) dont j'avais été impressionnée par l'installation auto réflexive pour la Kunsthalle Basel au moment de la foire et enfin Antoine Levi qui revient, entre autres, sur la figure de la photographe italienne Lisetta Carmi. 

More about :

Gratuit, jusqu'au 21 octobre

https://parisinternationale.com/

 

Asia Now, une offre pléthorique au risque de s'y perdre ?

Nous avions rencontré Alexandra Fain, directrice de la foire, le 23 août qui met l'accent cette année sur le Japon, avec une plateforme nouvellement créée dans la mouvance de Japonismes 2018. Ainsi Emmanuelle de Montgazon offre un panorama renouvelé de la scène nippone à travers notamment l'invitation au Mori Art Museum de Tokyo qui propose "Transitional" autour d'artistes émergents.

Autre projet spécial : "Happily Container" par Miao Ying commissionnée par la Dsl collection et Hayward Gallery pour Art Night London 2018.

"She has Already Gone" projet de réalité virtuelle par la chinoise Yu Hong qui revisite l'histoire de la Chine sous une perspective féministe 

"Tell me what you want" par Yu Cheng-Ta (Taiwan) remarquée à Venise et au Tapei Fine Arts museum instaure un "théâtre vivant" dans des films autour de la notion d'exotisme mondialisée.

"The Tea set" par Rain Wu (Taiwan) à la suite de sa résidence au ThalieLab de Bruxelles rejoue l'histoire culturelle de la cérémonie du thé lors d'une performance qui active cette série d'objets en céramique présentée au Design Museum de Londres.

Parmi les galeries, on remarque chez Valérie Bach/La Patinoire Royale outre le projet spécial dédié à Yoshimi Futarama, le Monopoly ou autres symboles capitalistes revisités par la grande minutie de Yuken Teruya, "Green Economy", chez Danysz gallery, Xi Song et la série des "Knowledge Balls" qui brouille les catégories, en résonance avec l'indonésien Erianto et ces trompe l'œil d'emballages d'œuvres d'art, chez Hadrien de Montferrand, HdM, le plus frenchy du Soleil levant avec les vanités de Jiang Zhi, Maria Lund et les céramiques de Shoi, la galerie Philippine Finale Art File avec le solo d'Akya Go, et Vinyl on Vinyl, Leo Gallery de Hong Kong et notamment la video multi écran de Yuan Keru ou enfin Paris Beijing avec les aquarelles de Wang Haiyang.

Programmation vidéo enrichie avec la carte blanche à Odile Burluraux du musée d'art moderne de la Ville de Paris et le projet curatorial de CoBo Social, Conversations, Visites, Performances..vous en aurez pour votre argent dans ce cadre haussmannien élégant.

More about :

jusqu'au 21 octobre

payant

https://www.asianowparis.com/

 

 

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
commentaires

Haut de page