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Les Renoir ou le poids de l'héritage @musée d'Orsay

par Marie de la Fresnaye 6 Novembre 2018, 13:15 Peinture Cinéma Expositions Paris

©Eli Lotar, tournage du film de Jean Renoir "Partie de campagne ", 1936. Négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent. © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Grand Palais.
©Eli Lotar, tournage du film de Jean Renoir "Partie de campagne ", 1936. Négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent. © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Grand Palais.©Eli Lotar, tournage du film de Jean Renoir "Partie de campagne ", 1936. Négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent. © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Grand Palais.
©Eli Lotar, tournage du film de Jean Renoir "Partie de campagne ", 1936. Négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent. © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Grand Palais.©Eli Lotar, tournage du film de Jean Renoir "Partie de campagne ", 1936. Négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent. © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Grand Palais.©Eli Lotar, tournage du film de Jean Renoir "Partie de campagne ", 1936. Négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent. © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Grand Palais.

©Eli Lotar, tournage du film de Jean Renoir "Partie de campagne ", 1936. Négatif sur verre au gélatino-bromure d'argent. © Centre Pompidou, MNAM-CCI, Grand Palais.

Si Jean Renoir est considéré comme le père spirituel de la Nouvelle Vague, François Truffaut vouant un véritable culte à la "Grande Illusion", personne n'avait traité ses liens formels et artistiques avec son père Auguste, dans une exposition. C'est chose faite grâce au musée d'Orsay qui propose cet éclairage passionnant peinture/cinéma. 

A la fois les lieux partagés, Paris (Montmartre) et Cagnes mais aussi la muse, Andrée Heuschling future Catherine que Jean épouse en 1920 qui deviendra une actrice reconnue de l'avant-garde et surtout la thématique de l'eau comme métaphore de la création en mouvement. L'ondine magnétique de La Fille de l'eau (1925) se superpose ainsi à cette nature offerte et chatoyante d'une Partie de Campagne (1936) tournée sur les bords du Loing près de la maison de Marlotte. Si les canotiers rappellent l'impressionnisme de son père, la comparaison ne va pas au delà, Jean multipliant les innovations techniques et s'affranchissant de la leçon picturale de son père. D'ailleurs Jean comme beaucoup d'autres "fils de" aura passé sa vie à se forger un prénom n'hésitant pas à vendre la totalité des œuvres de son père à sa mort pour financer ses premiers films. Sacrilège vite compensé à partir de son installation aux Etats Unis en 1940 quand il rachète peu à peu tableaux et sculptures d'Auguste pour orner sa villa de Beverly Hills. Car et c'est un autre paradoxe soulevé par cette exposition, la renommée de Jean ne viendra pas de la France mais des Etats Unis. A son retour à Paris, "French Cancan" (1955) signe son triomphe. Hommage à Jules Cheret et Toulouse Lautrec (nombreuses affiches exposées), "French Cancan" valorise le savoir faire collectif du spectacle comme allégorie de la création cinématographique. De plus "Le Moulin de la Galette" ressurgit comme par enchantement.
Dès lors de cette ambivalence face à la silhouette omniprésente du paternel, Jean va en faire un moteur en reconnaissant ce qu'il lui doit, de ses débuts en céramique à la reprise de grands chefs d'œuvre de la littérature (Zola, Flaubert, Guy de Maupassant..) jusqu'à sa biographie qui l'occupera pendant de longues années parue en 1962 sous le titre bilingue "Pierre-Auguste Renoir, mon père".
 
A noter que la Cinémathèque Française propose conjointement une rétrospective intégrale Jean Renoir.
 
 
 
Infos pratiques :
 
Renoir, père et fils
 
jusqu'au 27 janvier 2019
Galerie Françoise Cachin
 
Catalogue aux éditions Flammarion/Orsay, 312 pages, 42 €
 
Programmation associée : Ciné-concert, masterclass, Table ronde, Curieuse nocturne..
 
 
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